Pré-éclampsie

Pré-éclamspie

Environnement du produit

La pré-éclampsie (ou Toxémie gravidique) est une cause fréquente de morbidité maternelle et fœtale. Cette pathologie obstétricale complique 3 à 5% de toutes les grossesses. Elle se caractérise par une hypertension artérielle confirmée (PAS > 140 mmHg ou PAD > 90 mmHg) et une protéinurie (P > 300 mg/24h) après la 20ième semaine de grossesse. Non prise en charge, la pré-éclampsie peut déboucher sur l’éclampsie ou un HELLP syndrome (Hemolysis [hémolyse], Elevated Liver Enzymes [élévation des enzymes hépatiques], Low Platelets [trouble de la coagulation]).

C’est une maladie spécifique de la grossesse puisqu’elle disparaît après la délivrance. Bien qu’il n’existe peu de traitements pour la pré-éclampsie, l’identification des femmes enceintes à risque de développer une pré-éclampsie à un stade précoce de la grossesse, peut permettre une prise en charge optimisée de la femme afin d’augmenter les chances d’avoir un accouchement réussi et de protéger la santé de la mère et de son fœtus.

Le médecin doit donc disposer d’outils permettant :

  • De prendre rapidement et en toute sécurité la décision de traiter avant 16 semaines de grossesse, et d’adapter la durée du traitement aux besoins de sa patiente.
  • De prolonger la grossesse ou de pratiquer un accouchement thérapeutique.

Dépistage de la pré-éclampsie au 1er trimestre de la grossesse

Un dépistage précoce et une thérapeutique adaptée sont les éléments capitaux qui conditionnent l’évolution de la grossesse à risque de pré-éclampsie. Cependant, il est difficile d’établir un diagnostic de pré-éclampsie lors du premier trimestre de la grossesse.

Une méta-analyse récente a montré que l’administration d’aspirine à faible dose (< 150 mg/jour), débutée avant la 16ième semaine de grossesse, entraîne une réduction significative de la pré-éclampsie, par rapport au groupe témoin et au groupe traité par aspirine après 16 semaine de grossesse. (réf. )
Le PlGF est un marqueur précoce de la pré-éclampsie. Dans une grossesse normale, la concentration de PlGF augmente progressivement à partir de la 12ième semaine pour atteindre un pic entre la 29ième et la 32ième semaine puis diminue ensuite. Les concentrations de PlGF chez les femmes qui développent une pré-éclampsie sont significativement plus faibles et peuvent être mesurées dès la 12ième semaine.

Dépistage de la pré-éclampsie au 2ième trimestre de la grossesse

Les femmes souffrant de pré-éclampsie sont amenées à être suivies de manière intensive par leurs médecins afin de déterminer lesquelles devront subir un accouchement thérapeutique.

Le ratio sFlt-1/PlGF est un indicateur performant pour diagnostiquer les complications maternelles au second trimestre de la grossesse. Il indique les femmes qui seront suivies intensivement de celles qui peuvent suivre leur grossesse tranquillement. (réf. )
A un seuil à 85, 86% des accouchements thérapeutiques qui seront réalisés dans les deux semaines après le test, sont détectés. (réf. )

Pré-éclamspie - Présentation

Pré-éclamspie - Données cliniques

Le dosage de PlGF ne se substitue pas à un examen clinique attentif. Les valeurs de référence présentées ici sont données à titre indicatif. L’interprétation du dosage de PlGF doit être confrontée aux critères cliniques et biologiques.

Dernière mise à jour : 31 Mars 2015
  1. Bujold E et al. Prevention of preeclampsia and intrauterine growth restriction with aspirin started in early pregnancy. J Obstet Gynaecol, 2010; 116: 402-414.

  2. Hagmann H et al.The promise of angiogenic markers for the early diagnosis and prediction of preeclampsia. Clin Chem, 2012; 58: 837-845.

  3. Rana S et al. Angiogenic factors and the risk of adverse outcomes in women with suspected preeclampsia. Circulation, 2012; 125: 911-915.